Mercredi 21 décembre 2005
IRAK
Accord pour une seule administration du Kurdistan d’Irak
jeudi 26 janvier 2006, Belan
Les deux chefs kurdes irakiens, Jalal Talabani et Massoud Barzani, ont signé samedi 21 janvier un accord prévoyant la mise en place d’une seule administration dans leur région autonome.
L’accord a été paraphé lors d’une réunion extraordinaire du Parlement kurde à Erbil par M. Talabani, président irakien et chef de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) et Massoud Barzani, président du Kurdistan d’Irak et chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK).
L’accord signé samedi ne prévoit toutefois pas de faire fusionner les départements de l’Intérieur, des Finances, de la Justice et des Peshmergas (forces armées) des PDK et UPK.
La nomination d’un chef de l’exécutif a été reportée à la semaine prochaine, les deux parties ayant décidé auparavant de nommer un vice-président du Kurdistan, qui doit provenir de l’UPK pour seconder M. Barzani.
"C’est une importante réalisation qui va protéger le Kurdistan devenu une base solide pour la démocratie, de l’unité et de la concorde nationale", a souligné M. Talabani dans une allocution au cours de la séance.
M. Barzani a affirmé pour sa part que l’émergence d’une seule administration dans la région va "aider à récupérer d’autres parties du Kurdistan", une référence à la ville de Kirkouk, située au sud de la zone autonome, et d’autres régions habitées par des populations kurdes.
Plusieurs diplomates ont assisté à la session dont l’ambassadeur américain à Bagdad, Zalmay Khalilzad.
Petite si tu es kurde, écoute-moi Il faut partir et quitter ton chez-toi Moi, j'ai connu ton sort J'ai tu toyé la mort On n'a jamais raison contre un soldat. Ils étaient cent autour de ma maison; Aux murs, y avait de l'ail et des poivronsLe vent était si doux Le ciel était si clair Et mon père est tombé dans un éclair. C'était un matin calme de septembre, Ils ont amené ma mère dans la chambre Grand-père dans ses mains Pleurait comme un enfant Dehors on entendait hurler Maman.Grand-mère faisait du pain dans la cuisine Elle s'effondra le nez dans sa farine Et sur son cœur éclôt La fleur d'un géranium Dernier hommage qu'elle ait reçu d'un homme. Grand-père à coups de crosse dans le dos Implora la pitié de ses bourreaux J'entendais les soldats Qui riaient tant et plus Et Maman sur son lit ne criait plus. Puis soudain le soleil s'est endeuillé Les obus éclataient comme des œillets La mort faisait ripaille Jusque dans mon jardin Il n'y poussait plus que des orphelins. La pluie qui avait cousu tout l'horizon Faisait fumer les ruines des maisons Et tout en s'éloignant Du ciel de Babylone Je compris que je n'avais plus personne. N'écoute pas les fous qui nous ont dit Qu' la liberté est au bout du fusil Ceux qui ont cru ces bêtises Sont morts depuis longtemps Les marchands d'armes ont tous de beaux enfants. Depuis la nuit des temps c'est pour l'argent Que l'on envoie mourir des pauvres gens Les croyants, la patrie : Prétextes et fariboles ! Combien de vies pour un puits de pétrole ? Petite, si tu es kurde, il faut partir : Les enfants morts ne peuvent plus grandir. Nous irons en Europe, Si tel est notre lot... Là-bas ils ne tuent les gens qu'au boulot !
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